Secrets de beauté excentrique d’hier à aujourd’hui

Si Kate Middleton vient de révéler son secret de beauté pour avoir une belle peau (il s’agit d’un masque au Nutella), d’autres reines et princesses avaient des techniques plus exotiques et pas forcément faciles à réaliser lorsqu’on n’a pas d’excrément de crocodile à proximité comme pour Cléopâtre, ou de l’urine de mule à boire à jeun pour des yeux brillants comme le prônait Madame de Montespan.

Excentriques, naturelles, faciles ou plutôt compliquées à réaliser, les recettes de beauté qu’elles soient d’hier ou d’aujourd’hui titillent toujours notre curiosité. Car soulignons-le, la beauté va au-delà de la simple apparence, elle peut devenir un culte, un objet de mystère et un mythe.

De la comtesse Báthory à Kim Kardashian, la culture du vampirisme

Toutes les deux partagent un même secret de beauté et une fascination pour le vampirisme : le sang. Le vampire lift consiste à prélever son propre sang pour ensuite le réinjecter là où c’est nécessaire. Par exemple, pour un traitement du visage, on peut réinjecter le sang dans les tempes, les joues ou encore les cernes. Plus d’infos . Quant à la comtesse Báthory, elle souffrait personnellement moins, elle faisait tuer des jeunes filles pour se baigner dans leur sang.

Peu ragoutant certes, utiliser du sang de serpent ou de pigeon, le cœur et les boyaux de grenouilles ont traversé plusieurs époques, allant du Moyen-Age à la cour du Roi Soleil. Rien n’atteste par contre de leur efficacité.

Autre secret de beauté étrange : la bave d’escargot

Quel est le point commun entre la première dame de beauté Agnès de Sorel et le Japon d’aujourd’hui ? Le point commun est la bave d’escargot en soin du visage. Si la séance coûte environ 300€ dans un salon de beauté, elle consiste à laisser ramper trois petits-gris (une espèce d’escargots) sur votre visage.

Agnès Sorel appliquait une lotion à base de bave d’escargot. La bave d’escargot est idéale pour aider à la cicatrisation de la peau, elle efface les rides, lutte contre l’acné tout en nourrissant la peau. Le mucus de l’escargot est riche en allantoïne, en protéines et vitamines, en antibiotiques naturels, en collagène et élastine et en acide glycolique.

Les romantiques et l’art du spleen

Pour être pris au sérieux en tant qu’artiste romantique à la fin du 19ème siècle, il faut avoir l’air malade. Baudelaire les appelait les beautés d’hôpital. On dort le moins possible pour accentuer les cernes par exemple et le teint olivâtre (sans hésiter à mettre du fard à paupière couleur olive pour paraître fatigué). C’est l’ère des gothiques avant l’heure. Cependant l’écrivain George Sand qui est adepte de cette mode, ne délaisse pas pour autant certains soins naturels à base de plantes et d’huiles florales. Eau de fleur d’oranger, poudre de riz trônent sur la table de toilette.

L’eau de rose ou eau d’oranger venue d’Orient et d’Asie

Dans toute l’histoire, s’il n’y avait que deux produits à retenir, ni onéreux, ni compliqué à trouver, ce serait l’hydrolat de rose ou de l’eau d’oranger. Ces hydrolats ont des propriétés apaisantes, astringentes et aussi antirides. Elles viennent principalement d’Afrique du Nord, du Maroc, et sont obtenues grâce à un processus de distillation.

Et ces deux eaux florales sont les secrets d’alcôves de ces dames à toutes les époques. On l’utilise pour le visage après le maquillage ou même sur les cheveux pour les réhydrater.