Quand les grands ados quittent le nid
mardi 16 octobre 2007 à 09:28 :: Bien Vivre > Famille
Ils ont entre 18 et 30 ans, sont presque adultes mais pas tout à fait autonomes,
et semblent ne prendre leur envol qu’après avoir mis la pagaille dans la famille.
Pourtant, le départ de ces « Tanguy » provoque souvent une Berezina émotionnelle...
Depuis quelques années, on
évoque la difficulté qu’auraient
les adolescents à quitter le
domicile des parents. Départs
sans cesse différés, allers-retours
entre un monde trop vaste et un cocon
trop familial, ils semblent hésiter entre
liberté et sécurité, et redouter cette
indépendance pourtant tant désirée.
Il faut reconnaître que le contexte
ne joue pas en leur faveur. Études
plus longues, obstacles pour entrer
sur le marché du travail, flambée des
prix du logement, ils peinent à trouver
les moyens de leur autonomie.
Par ailleurs, ils subissent l’influence
de l’évolution des relations familiales
et des mentalités. Ainsi, on a
pu remarquer qu’ils quittaient pour
moitié le nid familial à 20 ans dans
le Nord (pays nordiques et Royaume
Uni) contre 28 ans dans le Sud (Italie et pays méditerranéens)* ! Enfin, les
périodes de rupture sont en général,
et pour toute la famille, un véritable
bouleversement émotionnel.
Laisser partir l’oiseau
La séparation, cap nécessaire pour le passage au stade adulte, peut être une période difficile à vivre. Les ados pratiquent alors diverses stratégies – évitement, réponses floues vaguement bredouillées – afin d’apprivoiser une situation qu’ils sentent explosive. Quant aux parents, ils angoissent. On appelle ça le SNV (syndrome du nid vide). Il concerne indifféremment hommes et femmes, parents et beauxparents. Ses manifestations ? Le sentiment d’un grand vide et un gros noeud à l’estomac que chacun gère à sa manière – hyper activité ou grande léthargie. Quelle est la meilleure parade ? Faire confiance au « petit ». Certes , il risqueparfoisde passer des moments désagréables, mais c’est son apprentissage. Les parents n’interviennent alors qu’en cas de grave danger, un peu comme lors de ses premiers pas : les chutes sont dans l’ordre des choses !Délier les liens pour en tricoter d’autres
La difficulté réside dans la mise au point d’une nouvelle distance qui, au fil du temps, deviendra une relation d’adulte à adulte. C’est en procédant pas à pas que l’ado se détachera doucement de son rôle d’enfant. Au début, il pourra décider de la fréquence des séjours, les portes de la maison restant toujours ouvertes et sa chambre, intacte. Ensuite, ses venues se transformeront en visites… Mais ce réajustement n’arrive pas seul, c’est également l’heure pour les parents de la renégociation du couple conjugal. Souvent déstabilisé, il est le lieu de toutes les fragilités, où failles et désaccords pointent leur nez. Certains les surmonteront, d’autres referont leur vie... Bref, des histoires d’adultes !À LIRE
Conseillère en relations humaines, l’auteur peint ce moment de rupture avec beaucoup d’humour et de pertinence. Au fil des témoignages de parents et d’ados, chacun y lira de quoi vivre « son » grand départ. « Mais pourquoi tu veux déjà quitter ta mère ? Ou le syndrome du nid vide », de Rosine Bramly, éd. Ramsay, 15 €.Mot-clés associés : bienvivre, famille
|
Annonces Google |

































fil rss



Commentaires
Soyez la première à donner votre avis !
Ajouter un commentaire