Focus sur l’autoconsommation collective

Dans un souci écologique de produire plus d’énergie renouvelable dite « propre » et de toutefois réaliser en même temps des économies non négligeables, de plus en plus de consommateurs s’orientent désormais vers l’autoconsommation collective. Pour compenser son retard pris sur son voisin Allemand, la France a d’ailleurs instauré un cadre légal depuis 2017 afin de démocratiser cette pratique auprès des différents acteurs. En quoi consiste l’autoconsommation collective et comment s’organise-elle ? Découvrez ce nouveau levier de la transition énergétique qui amène les citoyens vers une véritable réappropriation de l’économie locale.

Qu’est-ce-que l’autoconsommation collective ?

L’autoconsommation se définie simplement comme le fait de consommer en partie ou en totalité l’énergie que l’on produit. Depuis le décret du 28 avril 2017 relatant le partage de production d’électricité, l’autoconsommation devient alors collective dès lors que cette énergie est partagée entre plusieurs personnes (un ou plusieurs producteurs et un ou plusieurs consommateurs) proches physiquement et liées par une personne morale comme une association, une coopérative, une collectivité, une entreprise ou encore une copropriété. Pour faire simple, l’autoconsommation collective consiste à produire et à consommer de l’électricité… à plusieurs ! Cette consommation d’énergie partagée est en fait le plus souvent de l’énergie photovoltaïque.

Quels sont les prérequis pour une autoconsommation collective ?

Un certain nombre de conditions à remplir en amont sont nécessaires à la mise en place d’une autoconsommation collective :

  • Un compteur Linky : (ou PME/PMI pour les entreprises) il est indispensable pour pouvoir bénéficier d’une autoconsommation d’énergie collective. Voilà pourquoi vous devez tout d’abord disposer d’un compteur communicant afin de pouvoir récupérer les courbes de charges de consommation de chaque acteur.
  • Une personne morale : elle doit être impérativement désignée afin de pouvoir créer un contrat entre les co-consommateurs et Enedis. Il s’agit alors d’une convention de consommation collective.
  • Un contrat : une fois la personne morale désignée, celle-ci sera chargée d’établir un contrat de répartition de la production entre les différents co-consommateurs.
  • Un gestionnaire d’équilibre : il est obligatoire afin de pouvoir calculer l’électricité consommée (d’origine renouvelable) et à l’origine du réseau grâce aux données certifiées par Enedis. Ainsi, chacun des acteurs se verra éditer sa propre facture.

Une fois la procédure mise en place, chacun des acteurs se verra ensuite communiquer mensuellement toutes les données relatives à sa production et à sa consommation d’énergie.